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Afin de mettre en valeur leurs terres de l’Empire de Portugal en Amérique du sud, les colons portugais utilisaient des esclaves originaires de différentes régions d’Afrique telles que l’Angola, le Mozambique, l’Ouganda…
Ces hommes d’ethnies différentes allaient devoir s’organiser afin de survivre face au pouvoir des « maîtres ». Le manque de moyens allait générer l’élaboration de techniques de combat au rituel codé, puissant leur source dans les antiques pratiques guerrières africaines intériorisées par la mémoire gestuelle et musculaire. |
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Les esclaves rebelles s’organisaient dans des refuges appelés « Quilombo » dissimulés en pleine forêt afin de résister aux troupes coloniales.
Leur résistance vaincue avec la mort du chef Ganga Zumbi du célèbre des Quilombo en 1678, l’autorité coloniale allait poursuivre sa persécution contre les pratiquants de ces pratiques de lutte appelées « capoeira ».
Les seigneurs y trouveront leur compte en louant les services de bandes organisées à des fins personnelles. L’armée du Brésil allait également l’utiliser bon nombre de capoeiristes dans la guerre sanglante du Paraguay de 1865-1870. |
Plus tard, après l’abolition de l’esclavage au Brésil en 1888, les capoeiristes furent également exploité par le pouvoir monarchique en utilisant leur efficacité au sein d’une Garde Nègre au service de la couronne contre les républicains.
Le nouveau contexte des concentrations urbaines naissantes voit apparaître le métis ainsi que les bandes de hors-la-loi écumant les rues et réglant leurs différents avec les techniques de capoeira dans des rixes à l’arme blanche. On peut citer parmi les plus célèbres Manduca et Besouro.
La réputation de la capoeira devint si mauvaise qu’elle fut interdite par un décret-loi de 1890 qui en interdit la pratique en la punissant par des peines de prison et des châtiments corporels.
Maître BIMBA fut le précurseur qui fît reconnaître et apprécier la capoeira dite « régionale » et à la hisser au rang de sport national. Ses détracteurs estimant que cette démarche contribue à vider la capoeira de ses racines africaines ont pour père spirituel Maître PASTINHA, adepte du style primitif d’origine africaine.
Les mouvements migratoires des populations noires vers le Nord du Brésil dans l’ex territoire contesté franco-portugais de l’Amapa auraient contribué à la naissance d’une danse de combat qui serait apparue par contact avec les populations noires orpailleurs venus des Antilles. Cette pratique qui s’est installée par la suite dans les folklores de Guyane et de la Maritnique s’appellent Kaladja, Ladja ou Danmié.
(d’après l’extrait d’une étude d’Emmanuel LUCENAY parue dans la revue d’Arts et Littératures « TRANSES » n°1 publiée par l’association MITARAKA en 2000/2001) |